Il semble que le débat sur les causes de nos mauvais résultats électoraux seraient à rechercher dans des problèmes d’organisation.
D’ailleurs cela rejoint l’interview paru dans l’édition du 30 août de l’hebdomadaire communiste des Pyrénées-orientales donné par Léon Deffontaines déclarant que nos problèmes étaient essentiellement des problèmes d’organisation.
Notre stratégie, notre conception du communisme et celle du Parti, le bilan de cette direction ne sera pas à l’ordre du jour. D’ailleurs limiter ce débat à une simple conférence nationale est révélateur.
Roussel à l’Université d’été a cadré le débat à l’examen des campagnes européennes et législatives. Le débat ne concerne comme le précise la résolution que la séquence électorale des Européennes et législatives. Comme si les mauvais résultats de cette séquence étaient un accident de parcours en quelque sorte inattendu. Comme si cela ne s’inscrivait pas dans un contexte plus large et plus ancien, alors que le PCF est confronté à 7 ans d’échecs stratégiques, d’hémorragie militante, de défaites électorales et de déclin théorique et idéologique.
Et plus largement à un déclin amorcé il y a plus de 40 ans, il s’approfondit incontestablement avec lui et la promesse faite en 2018 de redonner au PCF toute sa place est en échec total.
Aucun des engagements, des objectifs sur lesquels la direction s’est fait élire n’ont été atteints. Dans son discours clôture du Congrès de 2018 Fabien Roussel déclare« fixons-nous l’objectif de repasser la barre des 55 000 adhérents d’ici la fin de l’année prochaine ! »
Résultats : nous avons perdu officiellement 9000 adhérents depuis 6 ans soit près de 20 %
Pour un manifeste du Parti communiste du XXI siècle (Texte adopté au Congrès de 2018 )
« Notre ambition est d’avoir, en renforçant l’influence de nos idées, le plus d’élu·e·s possible, à tous les niveaux. Il est indispensable que le PCF ait des député·e·s européen·ne·s. Nous pensons que 2020 doit être une étape de la conquête et,de la reconquête du plus grand nombre de villes ».
Résultats : notre influence n’a pas bougé. Cela fait maintenant 3 scrutins où nous réalisons un score aux alentours de 2%, en 2019 aux européennes, aux présidentielles de 22 et aux européennes du 9 juin. Et aux législatives nous n’avons plus que 8 députés soit 4 députés de moins alors que toutes les autres forces du NFP progressent. Le PS double ses députés (+28), FI et EELV gagnent chacun 5 députés
Aux municipales échec moins important mais échec quand même puisque nous n’avons pas gagné de villes, mais perdu 33 villes de plus de mille habitants…
Limiter le débat à cette seule séquence électorale permet de ne pas poser la nécessité d’une refondation…
Je ne dévelope pas mais nos congrès se suivent et se ressemblent. L’innovation est absente depuis longtemps. De Congrès en congrès nous reproduisons toujours les mêmes conceptions. Nous n’innovons pas depuis longtemps. En 1976, le XXII congrès était authentiquement historique avec l’abandon de la dictature du prolétariat notamment. En 1994, l’abandon du centralisme démocratique, mais Il y a trente ans.
Depuis aucune innovation de ce niveau là. Le dernier congrès, et les précédents n’ont fait que redire ce que nous disons depuis longtemps. Aune idée qui n’ait jamais été énoncée dans un congrès précédent. Notre Parti est en panne et Roussel ne fait que répéter ce qu’on a toujours dit.