Intervention réunion de section de Millau du 29 octobre 2024

PCF Département de l’Aveyron, Section de Millau.
Réunion de section du 29 octobre 2024, en préparation à l’assemblée générale de section.
Intervention du camarade Jacques Nicol.

Suite au CN du 07 septembre, aux deux résolutions adoptées, un débat national des communistes lancé avec le calendrier suivant :

  • Mois d’octobre : Tenue d’assemblées générales des communistes en cellule et
    sections.
  • Novembre : tenue des conseils départementaux
  • 14 décembre : conférence nationale

Les assemblées générales des communistes doivent donner lieu à des comptes-rendus
écrits qui feront l’objet d’une synthèse lors des conseils départementaux de novembre et
seront également traités nationalement. Un appel à contributions individuelles est également lancé. La conférence nationale votera un relevé de décisions pour l’action des communistes dans les mois qui viennent .

Certes, compte tenu de la situation politique et de l’urgence à mobiliser les couches populaires, le temps pour mener ce débat est très court et mériterai d’être plus long!
Le débat national des communistes, doit permettre de répondre à trois questions :

  1. Quelle analyse précise faisons-nous de la séquence électorale européenne et législative et des résultats du PCF, comment préparer les prochaines législatives et municipales en articulant action du PCF et politique unitaire ?
  2. Comment lutter plus efficacement contre l’extrême droite et les politiques capitalistes qui nourrissent sa progression et gagner des transformations révolutionnaires ?
  3. Quelles campagnes politiques et idéologiques prioritaires mener pour reconquérir le monde du travail et les catégories populaires, quels changements sont nécessaires dans notre organisation pour y parvenir ?

Aucune de ces questions question ne peut être isolée des deux autres, tant elles sont imbriquées !

Sur l’analyse des résultats et sans rentrer dans les détails, nous devons en tirer des leçons! Le peuple s’est exprimé !
Aux Européennes tout d’abord : La gauche de transformation sociale s’est présentée en ordre dispersé. Chacun pour soi.
En ce qui nous concerne, pour rappel, un extrait du rapport de Pierre Lacaze du 07 02 2024 fait état de l’analyse et de la stratégie a mener : « Il s’agit bien de proposer une liste de rassemblement, pas la liste du PCF, une liste au-delà du PCF, le rassemblement communiste républicain citoyen, mettant en avant le monde du travail de la recherche et de la création, l’engagement militant et les territoires de notre pays. Il y a un grand espace politique à occuper, un espace politique bien plus grand qu’on ne le croit. Il faut sortir d’un défaitisme sur l’idée de faire ou pas faire 4 ou 5 % mais porter une ambition plus grande, c’est ce que donne à voir notre liste. »
Pour rappel outre le PCF, les signataires de la liste soutenue par notre camarade Fabien Roussel avec pour tête de liste notre camarade Léon Deffontaine étaient les suivants : La Gauche Républicaine et Socialiste GRS, le MRC, les radicaux de Gauche, et L’Engagement !
Que ceux qui connaisse peut être à part les Radicaux de Gauche lève la main!
Présenter une liste PCF soit c’est un choix, vouloir faire croire à une liste de rassemblement avec des organisations signataires non représentatives est une hypocrisie politique et un leurre auquel les électrices et électeurs n’ont pas voulu adhérer.
Le résultat nous le connaissons toutes et tous malheureusement !
Chacun jugera si cette analyse et cette stratégie constitue ou non une erreur politique préjudiciable à notre parti !
Le peuple à rejeté la politique libérale de Macron.
La droite est rabougrie.
Les déçus du Macronisme se sont tournés vers la Sociale Démocratie libérale de Glucksmann.
Les tenants de la gauche de transformation sociale ont porté leurs voix sur LFI.
La liste du rassemblement communiste républicain citoyen, conduite par notre camarade Léon Deffontaine, à fait 2,5 %.
Le grand gagnant des Européennes a été la liste de Bardella pour l’extrême droite, qui a engrangé les voix de l’électorat populaire déçu de la division de la gauche et de l’expérience Hollande.
S’en est suivit la dissolution et les élections législatives.
Le sursaut de la gauche unie avec le « NFP », à permis au peuple de s’exprimer doublement en rejetant de nouveau la politique libérale de Macron et en refusant par le front Républicain un gouvernement d’extrême droite ! Ces choix ont été fait avec une très forte participation électorale mettant a mal l’idée du désintéressement des Français de la politique.
Encore une fois nous pouvons tirer les leçons de cette période :
Localement sur la 3ème circonscription de l’Aveyron, le parachutage du candidat imposé par Carole Delga au nom du PS, qui a mené une campagne pour le moins ambiguë ( affiches, profession de foi et bulletins de vote, avec pour seul logo celui du PS ) a abouti à ce qui devait arriver, la réélection du candidat Macroniste, alors que les chances de faire gagner le candidat de la NUPES aux précédentes législatives étaient bien réelles.
Quand l’esprit de boutique prend le dessus sur l’intérêt général, les électrices et électeurs ne sont pas dupes et ne rentrent pas dans les combines politiciennes !
Sur les deux questions suivantes :
Nous vivons une période de remise en cause des acquis sociaux et écologiques. Les possédants n’en ont jamais assez.
Il y a toujours un service public, un bien commun, un espace de liberté qu’ils voudraient marchandiser afin d’en tirer profit.
Aujourd’hui le gouvernement Barnier, sous couvert d’une rigueur budgétaire, veut s’en prendre à la couverture sociale des Français et remettre en cause les fondements de la sécurité sociale d’Ambroise Croizat. Ils rêvent de mettre un coup de couteau dans le financement public et intergénérationnel de la sécurité sociale, en y introduisant, pour commencer, une dose de financement par capitalisation afin d’ouvrir la porte au privé !
La colère s’exprime partout. Les gens n’en peuvent plus. Ils manifestent, ils pétitionnent, ils votent, mais le gouvernement et le patronat rendent les coups et la mobilisation reste insuffisante à les faire reculer.
Lorsqu’ils désespèrent, ils s’abstiennent ou se jettent dans les bras de prédicateurs racistes et autoritaires, comme le RN. Lorsque l’espoir et la solidarité prennent le dessus, ils se tournent vers la gauche porteuse de la transformation sociale.
Rien n’est figé, rien n’est définitif. Les consciences se font et se défont dans les luttes.
Cela suppose pour commencer d’établir un autre climat à gauche.
La guerre de voisinage avec la FI est vaine et nuisible.
Les idées que défend Mélenchon, les initiatives qu’il prend, le style de ses interventions peuvent déplaire ou convaincre, mobiliser ou démobiliser. Cela fait parti du débat politique et de la mise en avant des égaux souvent surdimensionné, nuisible a l’intérêt général. La lutte des individus mis en avant par les médias, n’est qu’une forme de la guerre idéologique du capital, dont le but est de vouloir diviser les porteurs des valeurs d’une gauche de transformation réelle de la société, d’une alternative, et de l’espoir de tout un peuple.
Ne rentrons pas dans leur jeux. Refusons la politique du JE au profit de la politique du NOUS !
Pour ce qui nous concerne, menons ce débat calmement, sans perdre de vue que c’est ensemble que nous avons su donner l’impulsion qui a permis, avec le Front de gauche, de lancer la dynamique conduisant au retour de la gauche de transformation sociale au premier plan.
Par ailleurs, l’expérience montre que c’est dans les périodes de rassemblement (Front de gauche, NFP…) que le PCF fait le plus d’adhésion et renforce son influence.
C’est d’autant plus essentiel que les sociaux-libéraux cherchent aujourd’hui à rebondir.
De Raphaël Glucksmann aux amis de François Hollande en passant par Cazeneuve, le mal qu’ils ont déjà fait aux classes populaires ne leur a pas suffi. Ils voudraient, tout en faisant mine de s’appuyer sur le Nouveau Front Populaire (NFP), le saborder.
Ce qu ‘ils appellent la gauche de gouvernement, comme à Bram où sous la houlette de Carole Delga se sont retrouvés les opposants à Olivier Faure et les personnalités hostiles au NFP comme Bernard Cazeneuve et Raphael Glucksmann. Ressusciter le Hollandisme, tel est leur objectif.
Ils ne sont en réalité qu’a la recherche du pouvoir et de l’alternance politique, sans remise en cause du système capitalisme et du libéralisme.

Alternance n’est pas Alternative !
C’est non ! Il faut rappeler que la désillusion qu’ils ont créer a conduit les couches populaires les plus défavorisées à ce tourner vers le vote d’extrême droite. Il faut leur barrer la route !
Pour l’éviter, il faut œuvrer au rapprochement des différents partis et courants de la gauche « radicale » celle qui se retrouve dans les luttes, qui a manifesté contre la loi travail, contre les réformes des retraites et pour la paix en Palestine et au Proche Orient.
Ensemble, ils sont la meilleure garantie de l’union et du respect de la parole donnée. Séparés, ils sont vulnérables, sinon même impuissants. Nous l’avons constaté aux élections européennes, après avoir – volontairement, hélas – mis fin à la NUPES.
Le NFP nous donne l’occasion de ne pas retomber dans ces divisions mortifères. Tout doit
être entrepris pour le faire réussir. La menace croisée de l’extrême-droite et de la purge néolibérale exige de poursuivre et d’amplifier ce front commun, écologique et social.
Là où les forces du NFP fonctionnent bien ensemble, il faut pérenniser leurs réunions et leur activité commune tout en l’élargissant sans cesse à de nouvelles forces citoyennes.
Là où les rapports sont plus difficiles, il faut multiplier les occasions de fonctionner ensemble, les luttes et les initiatives communes, les espaces de rencontre, bref : dépasser les obstacles un à un et, là aussi, viser la constitution d’un front large.
Ce travail vise, pour les communistes, à rompre l’isolement, a réaffirmer sa volonté de rompre avec le système capitaliste et d’économie libérale, à redevenir des acteurs centraux du rassemblement à gauche et de la liaison entre la gauche des partis et la gauche du mouvement social.
Le message a faire passer est simple, il tient en deux idées :

  1. La classe dominante et le capitalisme nous mènent à la catastrophe. Les travailleurs,
    les pauvres, les opprimés ont intérêt au communisme, mais pour vaincre, ils doivent
    s’organiser et prendre le pouvoir ; un nouveau régime (égalitaire, démocratique,
    respectueux des humains et de la planète) est à l’ordre du jour.
  2. Les classes populaires connaissent parfois, elles aussi, des tentations inégalitaires,
    racistes ou sexistes. Lorsqu’elles y cèdent, elles renoncent à changer le monde et se
    comportent simplement en supplétifs des dominants. Il n’y a rien de plus triste. Il faut donc aussi combattre fermement ces conceptions qui nous condamnent à la servitude.

Nous faisons face à des urgences sociales et écologiques qui réclament une nouvelle
construction collective démocratique. Nous devons retrouver la spécificité initiale de notre parti, formuler une nouvelle conception d’un parti révolutionnaire, qui ne s’attache plus à la conservation d’un appareil d’État qu’il suffirait de convertir à une forme de communisme substituable au marché.
Il faut ouvrir à partir des déjà-là communistes une nouvelle ère, un nouvel ordre des choses qui étend la démocratie à l’économie, qui fait des collectifs humains des lieux de délibérations sur la gestion des communs, qui fait de la recherche du bonheur le moyen de l’égalité et de la justice.

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